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Les jeunes débrouillards de Kousseri.

Optimistes intraitables malgré les difficultés de la vie liées à la morosité ambiante, les jeunes débrouillards de Kousseri profitent de toutes les situations qui se présentent pour en tirer partie et assurer leur survie.

C’est sans se poser trop de questions qu’ils foncent sur la moindre opportunité les yeux fermés pour gagner quelques sous et résoudre leurs soucis quotidiens les plus immédiats. C’est à dire, se nourrir et se vêtir comme ils peuvent et si possible, pour les plus conscients, ramener aux siens le reste du « butin » gagné de haute lutte.

Toutes choses étant égales par ailleurs, la réussite des réussites dans le milieu de ces jeunes battants, c’est d’être conducteur de mototaxi plus connus sous le nom de « clando ». C’est une abréviation très pratique de clandestin.

Les clandos tirent l’essentiel de leur revenu du transport personnes et des colis divers, du pont N’Guéli vers la ville de Kousseri notamment le centre commercial et vice versa.

En effet, le pont N’Guéli, jeté sur le fleuve Logone, permet de relier Kousseri, chef lieu du département du Logone et Chari, à la capitale du Tchad, N’Djamena

Il existe bien sûr de nombreuses autres petites activités très souvent occasionnelles telles que le pousse-pousse, la vente à la sauvette des gadgets chinois, des friandises "made in Kouss" qui occupent ces jeunes, même si les retombées sont très dérisoires.

En tout cas, l'essentiel c’est aussi de bouger et ne pas se déconnecter de la société ou de la famille. En effet, le piège à éviter c’est l’oisiveté, la facilité et les raccourcis qui mènent très souvent à la délinquance qui est, comme on le sait, le premier pas vers les déviances les plus dangereuses.

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