Kamssouloum Abba Kabir. Promoteur du MINK (Marathon International N’Djamena-Kousseri)

Nous souhaitons que le marathon soit homologué au niveau international Le promoteur du Mink revient sur la genèse de la compétition et se fixe les objectifs de la prochaine édition.

Kamssouloum Abba Kabir. Promoteur du MINK (Marathon International N’Djamena-Kousseri)

D’où vous est venue de l’idée d’organiser le Mink ?

C’est une idée particulière de pouvoir organiser une compétition d’un pays à un autre, l’idée peut paraitre particulière et spéciale, quand on voit ces deux soeurs que sont Kousseri et Ndjamena qui partagent beaucoup de choses ensemble, l’on s’est dit pourquoi ne pas favoriser le lien sportif entre les deux. En réalité c’est le fruit d’une continuité, depuis des années, j’organise dans la ville de Kousseri en ma qualité de maire puis d’élite des rencontres internationales qui mettent en compétition d’autres pays à l’instar du Niger et Nigeria. L’idée m’est ainsi du fait que toutes les compétitions précédentes se déroulaient uniquement à Kousseri, toute chose qui ne permettait pas aux populations des autres pays frères de vivre la même émotion et la même conception du rôle joué par le sport dans la consolidation des liens d’amitié et de paix entre les deux pays. C’est pour cette raison que j’ai trouvé mieux de mettre en place une compétition qui va relier les deux pays frères à travers les villes de Ndjamena et Kousseri.

- Avez-vous l’intention de faire de l’édition 2020 un succès malgré la situation sécuritaire instable qui prévaut dans cette zone ?

Nous pensons que c’est une organisation assez lourde parce qu’elle mobilisera beaucoup de moyens sur le plan sécuritaire, une couverture sanitaire adéquate et un service d’hébergement conséquent. Donc l’appréhension se situerait plutôt sur notre capacité à recevoir ce beau monde en particulier les 1000 athlètes qui sont attendus. En ce qui concerne la réussite, il est de notre intérêt à tous car une telle compétition permet de faire rayonner une image positive de tout le continent africain et surtout de faire savoir à tous que tous les africains ont la capacité de s’unir et à transcender les frontières héritées de la colonisation.

- En quoi cette troisième édition sera différente de la précédente ?

Nous n’allons pas innover pour le simple plaisir d’innover, nous devons nous assurer que les objectifs sont atteints. Je dois vous avouer que nous étions surpris par le succès des deux premières éditions au vue de la forte mobilisation observée autour de l’évènement et de la grande implication conjointe des autorités de Ndjamena et Kousseri. L’obstacle majeur est la disponibilité des athlètes au regard du calendrier contraignant des compétitions tant au niveau africain qu’international. De ce fait, il fallait donc trouver un créneau, ce qui n’était pas évident. Grâce à la mobilisation des Fédérations d’athlétisme des pays, nous avons pu trouver 200 athlètes au Tchad et 150 au Cameroun. Nous avons tiré des leçons de cette réussite. Maintenant, nous souhaitons que la prochaine édition soit grandiose et qu’elle soit homologuée au niveau international.